samedi 25 février 2017

MAUREL ET PROM conflit social

Pétrole: au Gabon, la vente de Maurel et Prom suscite des tensions


 
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25/02/2017 | 12:17

LIBREVILLE (awp/afp) - Le passage de la société pétrolière française Maurel et Prom sous le contrôle de la compagnie indonésienne Pertamina se traduit au Gabon par un conflit social tendu, avec grève illimitée, plainte en justice et intervention policière, a-t-on appris samedi de source syndicale.

La direction de la filiale gabonaise a assigné vendredi en justice l'Organisation nationale des employés du pétrole (Onep) qui a lancé une grève illimitée le 22 février. L'audience devant le juge des référés de Port-Gentil aura lieu jeudi, a-t-on appris samedi auprès de l'ONEP.

"La société Maurel et Prom conteste le mot d'ordre d'entrée en grève illimitée lancée par l'ONEP et en demande la levée", indique l'assignation dont l'AFP a reçu une copie.

La gréve s'est aussi traduite par l'intervention jeudi des forces de l'ordre dans la salle de contrôle d'un site de production à Port-Gentil, la capitale économique et pétrolière.

L'ONEP affirme que sept grévistes ont été légèrement blessés, ce que conteste le ministre de l'Intérieur.

Les forces de l'ordre ont "constaté que la salle de contrôle de production était à l'arrêt et aux mains des grévistes, lesquels en empêchaient l'accès au personnel régulièrement affecté à cette tâche" et ont donc décidé d'"évacuer les grévistes", d'après la mise au point du ministère de l'Intérieur.

"Le personnel non gréviste composé majoritairement d'expatriés assure normalement la continuité de la production pétrolière sur le site d'Onal", poursuit le ministère de l'Intérieur.

"Mensonge d'Etat", répond samedi un responsable de l'ONEP, Sylvain Mayabi Binet Mayembi, qui affirme que la production est à l'arrêt et que les 304 salariés gabonais sont en grève.

Maurel et Prom vient de passer sous le contrôle du groupe indonésien Pertamina qui détient 72,65% du capital et au moins 71,39% des droits de vote.

A l'occasion de cette offre publique d'achat, l'ONEP demande entre autres revendications un bonus pour les salariés de la filiale gabonaise.

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