Articles les plus consultés

dimanche 22 août 2021

SMALL CAPS

 

Small Caps - Les derniers choix des stars de la gestion

16/08/2021 | 13:56
share with twitter
share with LinkedIn
share with facebook
2

Chaque mois, nous épluchons les rapports mensuels d’activité des fonds (OPC) investis dans les petites valeurs et vous résumons sous forme de tableau synthétique les derniers choix des meilleurs gérants. L’objectif : vous aider à mieux les sélectionner, mieux comprendre leurs performances, et vous permettre de suivre facilement les dernières décisions des meilleurs « stock-picker » français. Et pourquoi pas de vous en inspirer dans vos propres choix de valeurs.

Le contexte : excellentes publications et primes d’OPA entretiennent la tendance haussière

Les publications des résultats semestriels ont été très bonnes en France comme ailleurs en Europe ou aux Etats-Unis, constituant un facteur de soutien pour les marchés d’actions qui naviguent sur des sommets, dividendes réinvestis. La phase de hausse de ces dernières semaines a davantage profité aux grandes valeurs à la Bourse de Paris comme l’indique ci-après l’évolution des cours sur deux mois par taille de capitalisation (grandes/moyennes/petites valeurs).

Evolution, dividendes capitalisés, des indices actions français par taille de capitalisation depuis le 15  juin (au 16/08/21 matin)

D’un point de vue sectoriel, à noter quelques déceptions dans le déroulé d’histoires de croissance portées aux nues par les investisseurs en 2020, confinement oblige. C’est le cas d’acteurs du logiciel (Ateme et Verimatrix) ou des contenus comme les jeux vidéo (NaconFocus Home Interactive…) ou la production audiovisuelle (Xilam). Il faut dire que les effets de base sont difficiles et que le rythme de production annoncé était ambitieux compte tenu de conditions d’exploitation toujours dégradées par les restrictions sanitaires.

Il deviendra probablement plus difficile de surprendre positivement le marché lors des publications à venir, l’effet de base du 3e trimestre 2020, trimestre de rattrapage, devenant défavorable pour la plupart des entreprises alors que le 2e trimestre 2020 constituait un creux d’activité de l’économie.

Sinon, les OPA restent nombreuses et offrent parfois des primes spectaculaires (IliadAkkaArtefact,…), montrant que les valorisations recèlent encore des marges d’appréciation. En attendant le retour des IPO, nombreuses dans les tuyaux, cet automne.

Evolution, dividendes capitalisés, des indices actions français par taille de capitalisation depuis 1 an : les petites valeurs gardent l’avantage

A noter que sur 5 ans, quand l’on intègre les dividendes, les grandes capitalisations françaises (indice CAC LARGE 60 TRG) battent les indices de petites (CAC SMALL TRG) et moyennes (CAC MID 60 TRG) valeurs.

Evolution, dividendes inclus, des indices actions par taille de capitalisation depuis 5 ans : les grandes l’emportent

En termes de valorisations, le document ci-dessous indique que les multiples de valorisations des petites et moyennes capitalisations sont inférieurs à ceux du CAC 40, tout en restant élevés. Les hausses bénéficiaires ainsi que les révisions à la hausse depuis le 1er janvier sont particulièrement élevées pour les petites capitalisations.

Source : Portzamparc le 05/8/21

Concernant l’évolution des encours des fonds liés à la collecte/décollecte, les données fournies par Portzamparc confirment l’absence de dynamique de collecte sur le compartiment des petites valeurs. Cela se retrouve dans le succès mitigé des opérations d’introduction en Bourse malgré le Label France Relance qui incite les fonds labellisés à participer aux opérations de levées de fonds (marché primaire). Les fonds vident leurs pochent et apportent aux OPA pour suivre les augmentations de capital, mais participent peu aux IPO.



Revue des meilleurs fonds Small Caps à la fin du mois dernier
 

(Source : Quantalys, reporting mensuel des sociétés de gestion)

Le contexte étant dressé, venons-en aux mouvements de nos fonds vedette à travers notre tableau synthétique.

De façon générale, nous remarquons :

  • La performance moyenne des fonds de la sélection en 2021 (+19.2%) dépasse celle du CAC Small (+18.2%) et du CAC Mid 60 (+16%). A noter que ces fonds prennent rarement position sur les bio et medtech du fait du manque de chiffre d’affaires et de profits dégagés par ce type de société.
  • Technologies de l’information, Industries et Santé constituent les secteurs les mieux représentés dans les tous meilleurs fonds.
  • Les taux d’investissement sont en légère hausse et très élevés dans l’ensemble. Le manque de collecte et les nombreuses levées de fonds n’y sont sûrement pas pour rien.
  • Un intérêt marqué pour l’IPO Spartoo puisque au moins 3 fonds sur 10 ont participé à la levée de fonds (Sextant PME, Pluvalca Initiatives PME et Tiepolo PME). Idem pour l’augmentation de capital Lacroix qui n’a pas laissé indifférent. Il faut dire que le Label France relance obtenu par certains fonds incite à participer aux levées de fonds sur le marché primaire.
  • Plusieurs fonds ont bénéficié des OPA sur IGE+XAO et Artefact. La prime de 15% sur IGE+XAO est jugée insuffisante, ce qui devrait bloquer l’opération, à moins qu’une offre relevée soit proposée d’ici septembre.
  • Les fonds, nombreux à être positionnés sur le secteur des jeux vidéo à travers Focus Home et Nacon/Bigben Interactiv, sont pénalisés par la forte baisse de ces valeurs. Les fonds présents continuent de jeter l’éponge sur Solutions 30.

De façon plus particulière, nous notons :

  • Le fonds Pluvalca Initiatives PME affiche la plus forte hausse sur un mois, à +3,5%. Nous reprenons ici l’intégralité du passage sur les valeurs : « Le fond a bénéficé de l’offre publique d’Ardian sur Artefact faisant apparaitre une prime spot de 42%. Ensuite, le fonds a bénéficié de bonnes publications comme celles de Somfy qui dépasse largement les attentes ou Ipsos et Bilendi sur le segment des études de marché. En revanche, deux titres déjà en difficulté depuis le début de l’année ont, à nouveau, déçu lors de leur publication semestrielle : Ateme et Verimatrix qui font état d’une moindre croissance en raison de l'accélération du modèle par abonnement. Le fonds a participé à l’augmentation de capital de Lacroix, afin d’accompagner la croissance des métiers IoT et électronique et à l’IPO de Spartoo, un des leaders de la mode en ligne avec un solide historique de croissance et de profitabilité assortie d’un management de qualité. En revanche, nous avons soldé SES-Imagotag qui pourrait être pénalisé par la pénurie de composants électroniques ainsi que McPhy dont le départ soudain du directeur général pose question. De manière générale, les  publications  semestrielles  rassurent  sur  la  dynamique  de  l’économique  malgré  quelques  vents  contraires  pouvant impacter la croissance et la rentabilité. Les offres publiques d’achat démontrent également que le niveau des valorisation des small & mid caps restent attractif ».

 

  • DNCA PME a également bien performé en juillet, à +3%. Le fonds a été porté par la performance des ESN Sword (+18.7%), Reply (+8.7%) et Aubay (+14.2%). «Sur la France, nous avons renforcé Claranova, qui doit bénéficier du déconfinement, Devoteam et Visiativ (valeurs informatiques très présentes dans le digital). Nous avons complété Groupe Gorgé et Chargeurs qui bénéficient d’une bonne dynamique de croissance. Sur l’Italie, nous avons allégé Safilo (qui a lancé une augmentation de capital pour réduire son endettement), AvioBFF (moindre recours à l’affacturage). Nous avons renforcé Sanlorenzo dans le secteur des yachts de luxe. » note son gérant.

 

  • Le fonds Gay-Lussac Microcaps n’apportera pas ses titres IGE+XAO. Cet éditeur de logiciel aux marges très élevées conçoit, commercialise  et  assure  la  maintenance  de  logiciels  de Conception Assistée par Ordinateur (CAO) et de logiciels de gestion du cycle de vie des circuits électriques (PLM). « La maintenance et la formation, qui représentent 78% du chiffre d’affaires, confèrent  une  bonne  visibilité  au    IGE+XAO  investit 25% de son chiffre d’affaires en R&D,  lui  permettant  de  proposer des solutions à la pointe de l’innovation  afin d’assister les industriels  dans  la  conception  et  la  maintenance  des  circuits  électriques.  Sa  base  de  44  250 clients provenant de nombreuses industries (automobile, aéronautique, construction ferroviaire,  machinerie  lourde  et  énergie  renouvelable)  est  un  véritable  atout  pour  le  groupe. Enfin,  sa  position  de  leader  ainsi  que  ses  nombreuses  innovations  permettent  à  IGE+XAO  de jouer un rôle clé dans la consolidation de son marché, encore très fragmenté.  Le 20 juillet 2021, Schneider Electric SE a annoncé son intention de déposer un projet d’offre publique d’achat simplifiée (OPAS), via sa filiale  SEISAS  sur  les  actions  IGE+XAO  qu’elle ne détient pas au prix de 260€ par actions. Actionnaires depuis 2014 d’IGE+XAO  et  possédant environ 3.5% du capital de la société à travers plusieurs de nos fonds, nous avons décidé de ne pas apporter nos titres à l’OPAS, estimant qu’un prix de 260€ ne reflèterait pas la juste valeur et le potentiel d’IGE+XAO.  Pour  rappel,  Gay-Lussac Gestion avait déjà refusé d’apporter ses titres à l’OPA initiée par SEISAS en 2017 au prix de 132€ par actions. De plus, IGE+XAO  est également sur une très bonne dynamique sur l’intégralité de ses segments, en France, comme à l’étranger. Son chiffre d’affaires a progressé de 18,4% au second trimestre et son résultat net a atteint 3,7M€, en croissance de 13.7%. De ce fait, nous restons extrêmement confiants sur les perspectives de croissance du groupe qui devrait continuer de gagner des parts de marché » détaillent les gérants. La plupart des gérants stars de la place ont gardé voire renforcé leur position après l’annonce.
Pour terminer, voici quelques informations complémentaires sur la dizaine de fonds de petites valeurs sélectionnés.

Les fonds ont été sélectionnés selon leur performance sur longue période (nous avons retenu une durée de 5 ans, durée généralement retenue pour l’investissement dans les fonds actions) et leur forte pondération en valeurs françaises capitalisant moins d’un milliard d’euros (minimum 20% du fonds).

On y remarque que le style de gestion « croissance » ou « growth » domine largement la sélection et que le nombre de titres en portefeuille varie facilement du simple (40 valeurs) au double (80 valeurs).

GLOSSAIRE : LES STYLES DE GESTION

Le style de Gestion « Croissance » ou « Growth » privilégie les valeurs de croissance. Ces valeurs sont choisies pour leur fort potentiel de développement, en mettant au second plan leur valorisation boursière au regard du chiffre d’affaires et des résultats actuellement réalisés. Ces sociétés sont en effet souvent populaires et chères car leurs perspectives sont élevées et leur valorisation anticipe une poursuite de la croissance des bénéfices. Les plus belles valeurs de croissance sauront croitre par-delà les cycles et prendre régulièrement des parts de marché par croissance organique ou externe.

Secteurs surreprésentés : la technologie, la santé. Ex. de valeur de croissance : VirbacOrpéaEskerPharmagest …Typiquement, leur PER dépasse les 20 voire 50x.

Le style de Gestion « Valeur » ou « Value » privilégie les valeurs décotées, mal valorisées, et souvent mal-aimées. Les gérants se focalisent alors sur les chiffres publiés, plus rassurants que des prévisionnels incertains par nature, et sur la valeur des actifs au bilan.

Secteurs surreprésentés : les valeurs cycliques, l’automobile, les bancaires, la construction. Ex. de valeur : QuadientHexaômPlastivaloireALDNRJ Group … Typiquement, leur PER est inférieur à 10x.

Le style de Gestion « GARP » ou Growth At Reasonable Price ou Croissance à prix raisonnable, cherche à trouver un juste milieu entre les deux, à dénicher des valeurs de croissance certes, mais pas à n’importe quel prix.

Ex. de valeur : SIITriganoBilendiBonduelle … Typiquement, leur PER se situe entre 10x et 20x.

Finissons par une citation de Warren Buffet : « Mieux vaut acheter une entreprise extraordinaire à un prix ordinaire qu’une entreprise ordinaire à un prix extraordinaire. »

SMALL CAPS

 

SMALL CAPS : les derniers choix des stars de la gestion

19/07/2021 | 12:03
share with twitter
share with LinkedIn
share with facebook

Chaque mois, nous épluchons les rapports mensuels d’activité des fonds (OPC) investis dans les petites valeurs et vous résumons sous forme de tableau synthétique les derniers choix des meilleurs gérants. L’objectif : vous aider à mieux les sélectionner, mieux comprendre leurs performances, et vous permettre de suivre facilement les dernières décisions des meilleurs « stock-picker » français. Et pourquoi pas de vous en inspirer dans vos propres choix de valeurs.

Le contexte : le doute revient

Le premier semestre 2021 s’est clôturé sur une hausse de 16,7% pour le CAC Small NR et de 18,9% pour le CAC 40 NR. Ces deux chiffres traduisent à la fois l’excellente performance des marchés d’actions en ce début d’année et la sous-performance des petites valeurs depuis quelques semaines, juin voyant l’indice des petites valeurs perdre 2.4% contre un nouveau gain de 1.2% pour le CAC 40 (CAC Mid & Small +0,4%). Même tendance ailleurs en Europe avec un indice MSCI EMU small cap à -0,7% en juin.

Il semble que ce manque de souffle supplémentaire des petites capitalisations vienne de la faiblesse des levées de fonds côté institutionnels alors que l’engouement des particuliers, dits petits porteurs, contribue au succès, quoique mitigé, des introductions en Bourse. Au passage, comme les gérants d’Amiral Gestion dans leur excellent Aparté, je pose la question à 200 milliards : « où va passer l’épargne financière française accumulée en 2020 ? ». Gourmand, j’ajouterais même 2021.

En Europe, la bonne tenue de l’économie domine les inquiétudes liées à la progression du variant « Delta » du coronavirus, avec son lot de nouvelles restrictions et autres incitations à la vaccination. En France par exemple, l’indice de confiance des consommateurs a dépassé les attentes, dopé par la consommation des ménages (+10% en mai vs avril).

D’un point de vue sectoriel, comme l’indique Aymeric Lang (Erasmus Small Cap Euro), « le marché ne semble toujours pas avoir statué sur la résilience de l’inflation et oscille entre l’achat des secteurs bénéficiant de la hausse des taux (banques, assurances...) et l’achat des secteurs défensifs (pharma, consommation durable...) ». A noter tout de même, en ce début juillet marqué par une baisse des taux longs, un retour en grâce des valeurs alliant croissance et qualité.

 

Evolution, dividendes capitalisés, des indices actions français par taille de capitalisation depuis le 1er juin (au 19/07/21)


Evolution, dividendes capitalisés, des indices actions français par taille de capitalisation depuis 1 an : les petites valeurs gardent l’avantage

A noter que sur 5 ans, quand l’on intègre les dividendes, les grandes capitalisations françaises (indice CAC LARGE 60 TRG) battent les indices de petites (CAC SMALL TRG) et moyennes (CAC MID 60 TRG) valeurs.

Evolution, dividendes inclus, des indices actions par taille de capitalisation depuis 5 ans : les grandes l’emportent

 

En termes de valorisations, le document ci-dessous indique que les multiples de valorisations des petites et moyennes capitalisations sont redevenus inférieurs à ceux du CAC 40, tout en restant élevés. Les hausses bénéficiaires sont particulièrement élevées pour les petites capitalisations.

Source : Portzamparc le 19/7/21

 

Concernant l’évolution des encours des fonds liés à la collecte/décollecte, les données fournies par Portzamparc montrent un certain manque d’intérêt pour les PME cotées. Cela se retrouve dans le succès mitigé des opérations d’introduction en Bourse qui se multiplient depuis quelques semaines. Les fonds vident leurs pochent pour suivre les augmentations de capital, mais participent peu aux IPO.

 
Revue des meilleurs fonds Small Caps à la fin du mois dernier :
(Source : Quantalys, reporting mensuel des sociétés de gestion)

Le contexte étant dressé, venons-en aux mouvements de nos fonds vedette à travers notre tableau synthétique.

De façon générale, nous remarquons :

  • La performance moyenne annuelle des fonds sur 5 ans converge, les fonds croissance étant rattrapés par les fonds faisant plus attention aux ratios de valorisation à court terme.
  • La performance moyenne des fonds de la sélection en 2021 (+16%) est en ligne avec celle des indices européens de petites et moyennes valeurs. A noter que ces fonds prennent rarement position sur les bio et medtech du fait du manque de chiffre d’affaires et de profits dégagés par ce type de société.
  • Technologies de l’information, Industries et Santé constituent les secteurs les mieux représentés dans les tous meilleurs fonds. A noter la montée en puissance des secteur Consommation Discrétionnaire et Consommation de Base/cyclique.
  • Les taux d’investissement sont en légère hausse et très élevés dans l’ensemble. Le manque de collecte et les nombreuses levées de fonds n’y sont sûrement pas pour rien.
  • Un engouement de la sélection pour la mid cap italienne du secteur informatique via Sesa et Wiit ainsi que le nouvel allègement en Solutions 30 des derniers fonds ayant gardé une petite position sur le titre.

De façon plus particulière, nous notons :

  • Le fonds Pluvalca Initiatives PME recule de -1,2% sur le mois et ne progresse « que » de 11% depuis le début de l’année. Ce fonds très performant sur la durée (il a presque doublé en 5 ans) recèle de nombreuses valeurs projets de forte croissance (croissance des BPA estimée à 31% en 2021), croissance qui a un prix puisque le PER moyen du fonds s’élève à 23x les prévisions 2021 (EV/EBE 10.6x). Après avoir été pénalisé par Solutions 30AB Science a pesé en juin : « la biotech a dû arrêter le recrutement de nouveaux patients dans l'attente des conclusions des autorités sanitaires du potentiel risque cardiovasculaire du  médicament. En  raison de  cette incertitude forte, nous avons soldé la  ligne ». Energisme, dont la  croissance tarde à  se  matérialiser  alors que  la  situation de  trésorerie se  tend, a  également pénalisé la  performance du portefeuille. « Suite à un contact avec le management et un allègement de notre position, nous conservons le solde de notre position » conclue le rapport de gestion.
  • Le fonds Gay-Lussac Microcaps a initié une position dans Portobello et Wiit à l’occasion d’augmentations de capital. « Portobello détient des participations dans des médias italiens, ce qui lui permet d’échanger des encarts publicitaires contre les invendus des distributeurs, revendus ensuite dans les magasins Portobello à des prix attractifs.» Concernant WIIT, « le fournisseur de service cloud qui opère ses propres datacenters devrait poursuivre la consolidation du marché allemand avant de pénétrer le marché français ». Les gérants ont également profité d’une légère baisse du titre pour se renforcer dans Sidetrade, l’éditeur de logiciels de réduction et de sécurisation des créances clients. « Le groupe a une stratégie de croissance ambitieuse alliant croissance organique et croissance externe, qui devrait permettre au groupe d’atteindre les 100 millions de dollars de chiffre d’affaires à horizon 2025 » commentent les gérants. Enfin, le rapport mensuel s’étend sur le dossier italient IWB, producteur et distributeur de vin qui a annoncé une opération majeure avec l’acquisition d’EnoItalia, un producteur véronais. Cette opération « devrait permettre au groupe de doubler de taille et d’accroître fortement sa présence sur de nouveaux marchés. Les expertises des deux groupes sont complémentaires, aussi bien sur le plan des produits que sur les zones géographiques couvertes. IWB est réputé pour sa production de vin rouge lorsque Enoitalia est préféré pour ses vins blancs et son Prosecco. IWB est très présent en Suisse, Allemagne et Autriche tandis qu’Enoitalia est davantage présent au Royaume-Uni et aux EtatsUnis ». De quoi rendre l’équipe très confiante sur la création de valeur qui découlera de cette opération et qui permettra à IWB de « rentrer dans une nouvelle dimension ».
  • Chez Eiffel, le fonds Nova Europe ISR affiche une performance positive grâce à la contribution de titres tels que :

    Probi (+27,7%) : le spécialiste suédois des probiotiques profite de l'annonce de son partenariat avec la société suédoise de produits de bien-être Oriflame qui utilisera désormais les produits d'amélioration de la digestion de Probi.

    Adesso (+8,8%) : l'Entreprise de Services Numériques allemande continue son extension géographique en annonçant l'ouverture de bureaux en Finlande où la société proposera notamment son expertise SAP aux entreprises nordiques.

    Esker (+8,8%) : le spécialiste français des logiciels de dématérialisation de documents complète sa gamme de produits en lançant une solution de lutte contre la fraude aux paiements lors du règlement digital de factures.

    Evotec (+5,6%) : le spécialiste allemand de la recherche clinique externalisée annonce qu'elle lance une nouvelle initiative ("PRROTECT") permettant une meilleure réponse de la recherche aux phénomènes de pandémies virales.

    Aubay (+8,9%) : l'Entreprise de Services Numériques française profite de l'initiation à l'achat par un broker ainsi que de perspectives de croissance en 2021 qui devraient dépasser la prévision moyen-terme de 5-7% par an.

    A contrario, certains titres affichent des performances négatives sur le dernier mois, à l'instar notamment de :

    Focus Home Interactive (-18,6%) : le spécialiste français de l'édition de jeux vidéo AA s'affiche dans le rouge malgré l'annonce d'un deal d'édition pour un jeu Alien,franchise importante de Disney.

    Bigben Interactive (-14,9%) : le spécialiste français des accessoires multimédia et des jeux vidéo est pénalisé en bourse malgré une très bonne publication pour l'exercice 2020-2021 avec une croissance des revenus de 11% et des marges en hausse.

    Carel (-13,8%) : le spécialiste italien des capteurs de température et d'humidité compte parmi les contributeurs négatifs à la performance alors même que les prévisions de croissance des revenus du groupe sont solides en 2021 avec une attente de +10%.

    Sedana Medical (-14,0%) : le spécialiste suédois des solutions de sédation voit son cours reculer dans l'attente de l'approbation dans plusieurs pays européens de son produit Sedaconda.

    A noter enfin que le fonds a continué d'alléger sa position sur Solutions 30 en raison de la controverse récente et qu’il a renforcé AlbiomaExasol ou encore Wiit.

     

    Pour terminer, voici quelques informations complémentaires sur la dizaine de fonds de petites valeurs sélectionnés.

    Les fonds ont été sélectionnés selon leur performance sur longue période (nous avons retenu une durée de 5 ans, durée généralement retenue pour l’investissement dans les fonds actions) et leur forte pondération en valeurs françaises capitalisant moins d’un milliard d’euros (minimum 20% du fonds).

    On y remarque que le style de gestion « croissance » ou « growth » domine largement la sélection et que le nombre de titres en portefeuille varie facilement du simple (40 valeurs) au double (80 valeurs).

     

    GLOSSAIRE : LES STYLES DE GESTION

    Le style de Gestion "Croissance" ou "Growth" privilégie les valeurs de croissance. Ces valeurs sont choisies pour leur fort potentiel de développement, en mettant au second plan leur valorisation boursière au regard du chiffre d’affaires et des résultats actuellement réalisés. Ces sociétés sont en effet souvent populaires et chères car leurs perspectives sont élevées et leur valorisation anticipe une poursuite de la croissance des bénéfices. Les plus belles valeurs de croissance sauront croitre par-delà les cycles et prendre régulièrement des parts de marché par croissance organique ou externe.

    Secteurs surreprésentés : la technologie, la santé. Ex. de valeur de croissance : EurofinsOrpéaEskerSolutions 30…Typiquement, leur PER dépasse les 20x.

    Le style de Gestion "Valeur" ou "Value" privilégie les valeurs décotées, mal valorisées, et souvent mal-aimées. Les gérants se focalisent alors sur les chiffres publiés, plus rassurants que des prévisionnels incertains par nature. Les valeurs de croissance sauront croitre par-delà les cycles et prendre des parts de marché par croissance organique ou externe.

    Secteurs surreprésentés : les valeurs cycliques, l’automobile, les bancaires, la construction. Ex. de valeur : QuadientHexaômPlastiques du Val-de-LoireALDNRJ Group… Typiquement, leur PER est inférieur à 10x.

    Le style de Gestion "GARP" ou Growth At Reasonable Price ou Croissance à prix raisonnable, cherche à trouver un juste milieu entre les deux, à dénicher des valeurs de croissance certes, mais pas à n’importe quel prix.

    Ex. de valeur : AltenDelta PlusOeneoVétoquinol … Typiquement, leur PER se situe entre 10x et 20x.

    Finissons par une citation de Warren Buffet : "Mieux vaut acheter une entreprise extraordinaire à un prix ordinaire qu’une entreprise ordinaire à un prix extraordinaire."


    vendredi 20 août 2021

    la semaine écoulée

     

    Zonebourse.com
    Vendredi 20
    août
    Le point hebdo de l'investisseur
    introLes places financières viennent de connaître une semaine agitée, rattrapées par le spectre d'un durcissement prochain de la politique monétaire américaine. Alors que les objectifs en matière d'emploi pourraient être atteints dès cette année, plusieurs des membres de la Fed sont partisans d'une réduction du programme de rachat d'actifs dans les mois à venir. Cette perspective suscite ainsi de vifs dégagements sur les actions, après un très bon début d'année.
    Indices
    Sur la semaine écoulée, en Asie, le Hang Seng décroche de 5.9%, le Nikkei cède 3.4% et le Shanghai 2.5%.

    En Europe, le CAC40 enregistre sa pire semaine depuis fin janvier, avec le décrochage des valeurs du luxe, fortement pondérées dans l'indice. Ces dernières pâtissent de la volonté de Pékin de redistribuer la richesse, ce qui pourrait se traduire par une augmentation d'impôts pour les plus riches. Avec des replis hebdomadaires de 17% pour Kering, 13% pour LVMH et 10% pour Hermès, le CAC40 perd 4.5% sur la semaine. Le DAX s'en sort mieux, avec une perte de 1.6%. Le Footsie perd quant à lui 2.3%.
    Pour les pays périphériques de la zone euro, le Portugal tire son épingle du jeu, avec un gain hebdomadaire de 1.2%. L'Espagne recule de 1% et l'Italie de 3.3%.

    Aux Etats-Unis, les indices ont paradoxalement moins souffert qu'en Europe, malgré l'actualité de la banque centrale. Le bilan hebdomadaire reste négatif, même si les records, signés mardi en séance, sont toujours très proches. Les investisseurs ont privilégié la santé et la technologie aux dépens des secteurs plus cycliques, signe que leur aversion au risque est montée d'un cran. A l'heure où nous écrivons, le S&P 500 a cédé 0,8% sur la semaine, et le Nasdaq 0,5%.


    Riche en valeurs du luxe, le CAC40 souffre face aux indices DAX et SMI sur la semaine

    image
    Matières premières
    A l'instar des marchés actions, la hausse de l'aversion au risque a poussé les cours pétroliers vers le bas, sur des niveaux de prix datant du mois de mai. Les marchés pétroliers enchaînent ainsi une troisième semaine de baisse consécutive. La hausse surprise des stocks américains a également contribué à alourdir l'ambiance, déjà affectée par le raffermissement du billet vert. Le Brent se négocie à 65 USD contre 62.2 USD pour la référence américaine.

    On aurait pu penser que la hausse de la volatilité aurait joué en faveur de l'or, mais ce n'est pas vraiment le cas. Le métal doré a fait du surplace cette semaine à 178 USD l'once, lesté par la hausse du dollar. Il fait toutefois mieux que l'argent, qui cède une nouvelle fois du terrain à 23.1 USD.

    Du côté des métaux industriels, l'heure est à la grande respiration. Miné par des statistiques mitigées en Chine, le cuivre plonge sous la barre des 9000 USD la tonne métrique, un parcours imité par le reste du compartiment : l'aluminium perd du terrain à 2550 USD, le nickel revient à 18500 USD, même l'étain trouve le chemin de la baisse à 32700 USD.


    Le pétrole efface ses gains récent

    image
    Marchés actions
    HelloFresh, valeur tout-terrain

    A intervalle régulier, le marché pense que l'action HelloFresh est un peu chère. Mais à chaque fois, la société berlinoise qui propose des box d'ingrédients livrées à domicile pour préparer des repas originaux apporte de nouveaux arguments pour démontrer que les investisseurs devraient continuer à lui faire confiance. En conséquence, l'action ne cesse de progresser, pour s'approcher du cap symbolique des 100 EUR cette semaine. Pour ne rien gâcher, la hausse hebdomadaire, de l'ordre de 15%, a été obtenue dans un contexte de marché particulièrement heurté pour les marchés actions. La société "a encore faim", explique l'analyste de Berenberg Sarah Simon à la lecture des performances du dernier trimestre. Contrairement à ce que les sceptiques pensaient, la croissance est toujours aussi dynamique malgré la levée d'un certain nombre de contraintes sanitaires. "Nous continuons à penser que le principal moteur de la croissance de l'entreprise a été structurel, plutôt que lié à un achat panique COVID-19", poursuit l'analyste. Même l'annonce d'un objectif de marge un peu moins élevé que prévu, pour renforcer la position concurrentielle de l'entreprise assure le management, n'a guère pesé sur le dossier. HelloFresh est toujours richement valorisé, mais le marché considère qu'il a probablement identifié le meilleur acteur pour miser sur le marché de la livraison d'ingrédients de cuisine à domicile.


    Le bel été d'HelloFresh

    image
    Macroéconomie
    Après une saison des publications de résultats d'entreprises euphorique, la macroéconomie est venue cueillir à froid des investisseurs qui pensaient finir l'été en toute quiétude. Deux événements majeurs sont à signaler de ce point de vue. D'un côté, la confirmation par la banque centrale américaine que la réflexion sur un allègement de ses mesures de soutien économique est bien engagée. La publication cette semaine de la teneur des débats de la Fed lors de la réunion tenue à la fin du mois de juillet a confirmé que les banquiers centraux américains sont désormais majoritairement enclins à réduire les rachats d'actifs, devant les progrès accomplis au niveau de la croissance économique et de l'emploi. Sauf dégradation majeure, une annonce devrait avoir lieu le 22 septembre, à l'issue du comité de politique monétaire de rentrée de l'institution.

    L'autre élément macroéconomique à prendre en compte concerne la Chine. Le pays a l'air confronté à un ralentissement de croissance, qui alarme le reste de la planète. De surcroît, le pouvoir central continue à tourmenter ses fleurons technologiques en empilant les mesures réglementaires pour mettre au pas les champions du numérique. Cette conjonction rend les investisseurs nerveux sur les perspectives de la seconde économie mondiale.
    Dans un tel contexte, le dollar est dans son élément. Il a logiquement signé un pic 2021 face à l'euro, à 1,1664 USD pour 1 EUR. Le billet vert a repris 3,5% à la monnaie unique en deux mois, ce qui reflète la reprise post-covid plus robuste des Etats-Unis, qui devrait permettre une normalisation du cycle monétaire bien avant que la BCE ne puisse lui emboîter le pas. La paire EUR/USD est quasiment sur ses plus bas d'un an. Les incertitudes actuelles, qu'elles soient monétaires, sanitaires, géopolitiques (avec la situation en Afghanistan) ou économico-politiques (avec les remous visibles en Chine) plaident en faveur du dollar, qui reste la monnaie-refuge par excellence. Ailleurs sur le marché des changes, le kiwi a reculé en début de semaine à 0,68212 USD, après l'annonce d'un confinement express à la découverte d'un nouveau cas de coronavirus. Le contexte a même forcé la Banque de Nouvelle-Zélande au statu quo alors que les économistes pronostiquaient une hausse de taux cette semaine. L'euro a gagné du terrain face au franc suisse à 1,07134 CHF, et contre la livre sterling, à 0,8571 GBp.

    Les secousses sur les marchés actions ne se sont pas propagées au marché des obligations souveraines. A tel point que le point hebdomadaire de la semaine dernière pourrait être repris quasi-intégralement. Sur 10 ans, le T-Bond américain est rémunéré 1,24%, le Bund allemand -0,49% et l'OAT française -0,14%. La perspective d'une politique monétaire plus restrictive aux Etats-Unis n'a pas l'air de contrarier outre-mesure le marché de la dette publique. Les taux réels restent bien ancrés en territoire négatif, à -1,04% aux Etats-Unis sur 10 ans.

    La semaine prochaine, l'agenda macroéconomique comprend les indices PMI flash d'août pour les principales économies mondiales, dès lundi. L'indice Ifo de confiance des milieux d'affaires allemands suivra mercredi, en même temps que les commandes de biens durables américaines. Jeudi, place à la seconde lecture du PIB américain du T2 et au coup d'envoi du symposium de Jackson Hole, la grand'messe annuelle sur trois jours des banquiers centraux, qui donnera peut-être lieu à quelques prises de positions intéressantes.




    image
    Changement d'ambiance
    Une semaine de doutes et de nervosité sur fonds de tapering (réduction du programme de rachat d'actifs de la Fed) qui pourrait commencer plus tôt que prévu, entraînant par ricochet une possible remontée des taux prématurée. Comme cela se produit souvent, les marchés ont l'air d'avoir attendu le dernier moment pour réagir à une issue cousue de fil blanc. La nervosité est montée d'un cran, faisant craindre un engrenage baissier. Les opérateurs sont dans l'expectative avant le symposium de Jackson Hole. L'ambiance change.

    INFREQUENTABLES

     

    Six actions infréquentables en 2021

    18/08/2021 | 14:46
    share with twitter
    share with LinkedIn
    share with facebook

    La liste de valeurs qui suit comprend des entreprises européennes pesant au moins 3 milliards d'euros de capitalisation qui sont tombées de haut en 2021, souvent après avoir été adulées par les investisseurs. Pour quatre d'entre elles, cette vénération est récente, mais les trois dernières doivent commencer à trouver le temps long depuis leur période faste, qui remonte parfois à plusieurs années.

    Galapagos : l'impossibilité d'une île

    Jadis biotech adorée des investisseurs européens, la société flamande cotée à Amsterdam a multiplié les déconvenues au cours des derniers mois, entraînant l'action en baisse de 37% depuis le 1er janvier, et de près de 70% sur un an. La série d'échecs et de retards dans les développements cliniques a fait passer le cours de 250 EUR avant la pandémie à 50 EUR actuellement. A cette époque le plus optimiste des analystes visait 235 EUR par action pour l'entreprise. Il va falloir du temps, ou des succès médicaux tangibles, pour rebâtir le lien de confiance. La présence de Gilead au capital à hauteur de 25%, dont la moitié des titres acquis à un peu plus de 140 EUR, ne fait plus ni chaud ni froid pour l'instant aux investisseurs, d'autant que l'Américain a signé en juillet 2019 un standstill de dix ans l'empêchant d'accroître ses parts. PER 2023 négatif.

    Neoen : trop vite, trop haut, trop fort

    Encore une histoire d'amour qui s'est mal terminée (mais qui n'est pas finie). Le producteur d'énergies renouvelables a longtemps coché toutes les cases : secteur à la mode, une belle histoire à raconter, une des seules grosses introductions en bourse pré-2020 à succès et une communauté de traders en soutien. Le titre est monté jusqu'à 70 EUR en début d'année, soit plus de quatre fois le cours d'IPO en octobre 2018 (16,50 EUR). Depuis, il a perdu la moitié de sa valeur dans un mouvement de marché qui a dégagé du paysage les chouchous de l'ESG pour leur préférer les performances financières des bonnes vieilles cycliques, pétrolières en tête. A cela s'est ajoutée une valorisation d'aristocrate, peu en phase avec les performances financières du présent ou du futur proche. D'ailleurs, un avertissement sur les objectifs est venu confirmer tout cela, à l'heure où toutes les entreprises, jusqu'aux tocards de la cote, parvenaient à relever leurs prévisions. Le titre évolue malgré tout deux fois plus haut que ses cours d'introduction, matérialisant des ratios boursiers encore tendus, à défaut d'être surtendus. PER 2023 de 37 fois.

    TeamViewer : le faux positif

    Avec ses logiciels d'accès à distance, l'Allemand semblait parfaitement calibré pour devenir une action Covid. Ce fut le cas, entre mars et août 2020, un laps de temps durant lequel le titre est passé de 22 à 53 EUR. Et puis… plus grand-chose. La croissance a été au rendez-vous mais les résultats n'ont pas suivi au même rythme, rendant difficilement soutenable les ratios de valorisation ultra-généreux. La surperformance s'est lentement érodée, jusqu'à se transformer en sousperformance à mesure que les économies se rouvraient. Finalement, les performances financières de l'entreprise sont sur la pente ascendante, mais pas suffisamment au regard des attentes du marché. Il faut dire que le nombre d'analystes suivant la valeur a doublé depuis le début de la pandémie, avec des avis très majoritairement positifs à l'origine (un peu moins maintenant). Un engouement qui n'a pas porté ses fruits et qui a créé de la frustration dans la communauté financière. L'action perd 36% en 2021 et un peu plus un an : un comble pour une valeur censée être bénéficiaire du contexte sanitaire que l'on connaît. PER 2023 de 27,4 fois.

    Ubisoft : ghost recovery

    Le fleuron du jeu vidéo français a connu des hauts et des bas depuis 2018, mais surtout des bas, pourrait-on dire. L'action avait passé le cap des 100 EUR voilà trois ans. A l'époque, elle était portée par la nouvelle dimension acquise par l'entreprise d'Yves Guillemot dans le monde du jeu vidéo et par la spéculation née du raid de Vivendi sur une partie du capital. Pour se défendre, avec succès, des prétentions de son encombrant actionnaire, le management avait dû se démener pour démontrer qu'Ubisoft était plus belle seule qu'accompagnée. D'où des attentes élevées de la part de la communauté financière, attentes qui n'ont pas été comblées par la suite. Après un redressement rapide post-purge de mars 2020 – après tout le dossier faisait partie de la grande famille des valeurs de la distanciation physique – l'action a eu du mal à poursuivre son ascension, avant de connaître une nouvelle flambée en septembre 2020 à la faveur des reconfinements. Elle était revenue à 88 EUR en février dernier avant d'être lourdement sanctionnée pour ne pas avoir relevé ses objectifs comme l'espéraient les investisseurs. Bis repetita en mai et nouvelle chute. Ce manque de constance opérationnel, bien connu dans un secteur dépendant des calendriers de sorties et du succès des jeux AAA, intervient en parallèle de profonds bouleversements sectoriels qui permettent à des nouveaux entrants de concurrencer les grands studios, et d'une remise en cause profonde de la culture très masculine dans l'industrie en général et chez Ubisoft en particulier. PER 2023 de 20,6 fois.

    Atos : un vilain petit canard

    Nous avons déjà pas mal évoqué le cas Atos dans nos colonnes (voir notamment ici). L'action a rebondi récemment sur des rumeurs d'intérêts de fonds d'investissement pour l'entreprise. Cela n'empêche pas le titre de perdre 42% depuis le 1er janvier, quand Capgemini s'envole de 50% et Sopra de 29%. Le groupe n'a pas réussi à se transformer assez vite pour réorienter ses ressources vers les pans les plus prometteurs du conseil informatique. Il a aussi, il faut bien le dire, joué de malchance avec sa croissance externe internationale, comme en témoignent les soucis comptables identifiés aux Etats-Unis. Pour paraphraser un ancien président de la République Françaises, "les emmerdes, ça vole toujours en escadrille". D'ailleurs, Atos est la seule valeur du CAC40 à avoir révisé en baisse ses anticipations 2021 lors de la vague de résultats semestriels qui vient de s'achever. Pour couronner le tout, sa présence dans l'indice phare parisien pourrait être remise en cause, puisqu'elle ne représente plus que 0,21% de l'indice, selon les données Euronext. Quand rien ne va… PER 2023 de 12,7 fois.

    Valeo : il n'y a pas loin du Capitole à la roche Tarpéienne

    Quand vous demandiez à un analyste il y a une dizaine d'années de citer un must-have parmi les équipementiers automobiles, Valeo sortait presque à tous les coups. A juste titre d'ailleurs, puisque cela valut au titre de flirter avec les 68 EUR au début du mois de mai 2017. Il était parti de moins de 3 EUR au pire de l'année 2009. Le Français était présent sur toutes les thématiques avant-gardistes et les segments les plus rémunérateurs, auprès du haut du panier des constructeurs. Mais depuis 2017, rien ne va plus. Les attentes élevés ont été déçues et Valeo se traîne dans les bas-fonds des palmarès depuis lors. Il n'y a guère que Renault, dans le secteur, qui porte une croix plus lourde. Sur 5 ans, Valeo fait -44% dans l'indice européen STOXX Europe 600 de l'automobile gagne 50%. L'équipementier a perdu 23% depuis le 1er janvier. Qu'est-ce qui cloche ? Il y indéniablement un malentendu entre la société et le marché. Les objectifs de long terme n'ont pas encore été remis au goût du jour (ce pourrait être le cas début 2022 avec le nouveau management) et, contrairement à d'autres acteurs, l'entreprise n'a pas relevé ses prévisions. De surcroît, Valeo traîne comme un boulet la grosse coentreprise constituée avec Siemens en 2015 dans la propulsion électrique. Ce qui semblait être une idée à la fois avant-gardiste et judicieuse est devenue source d'inquiétude depuis que les constructeurs ont l'air d'avoir tous opté pour une réinternalisation des fonctions liées au véhicules électriques, pour en tirer le maximum de rentabilité. Il reste du chemin à parcours pour que la société restaure la confiance avec le marché, notamment les analystes sell-side dont les avis divergent largement sur la valeur de l'entreprise. PER 2023 de 7,3 fois.

    Le parcours des six actions face au STOXX Europe 600

    © Zonebourse.com 2021

    FAURECIA

     

    Faurecia: UBS rehausse son objectif de cours

    Publié le 18 Août 2021

    (CercleFinance.com) - UBS réaffirme sa recommandation 'achat' sur Faurecia avec un objectif de cours rehaussé de 51 à 61 euros, soit un potentiel de hausse de 42%, voyant dans l'acquisition de Hella annoncée en début de semaine 'une opération bien structurée et attractive'.

    'Le potentiel de hausse lié à la transaction ne semble pas intégré dans le cours. L'entité fusionnée se négocie avec une forte décote par rapport à ses pairs malgré une croissance à la pointe du secteur, un FCF solide et une exposition moindre à l'ICE', pointe le broker.Copyright (c) 2021 CercleFinance.