ENERGIE

 

Matières premières

Energie : La tension monte sur les marchés pétroliers. Le Brent gagne près de 10% cette semaine pour atteindre environ 101 dollars le baril, tandis que le WTI, moins sensible aux frictions géopolitiques, s’adjuge 6% autour de 95 USD. C’est évidemment le blocage continu du détroit d'Ormuz qui explique cette augmentation des prix. Les pays producteurs du golfe Persique ne peuvent plus exporter leur pétrole brut normalement et leurs infrastructures de stockage se remplissent rapidement. Pour gérer ce manque d'espace, plusieurs pays diminuent leur production. C’est le cas de l’Irak, du Koweït, des Émirats arabes unis et également de l'Arabie saoudite. Face à cette tension sur l'offre, les gouvernements déploient des mesures d'urgence. L'Agence internationale de l'énergie a annoncé la libération d'un volume record de 400 millions de barils issus des réserves stratégiques. En parallèle, le gouvernement américain a suspendu certaines sanctions économiques visant le pétrole russe pour une durée de 30 jours, jusqu'au 11 avril. Relevons néanmoins que ces mesures, si elles permettent d’apaiser temporairement les marchés, ne règlent pas le problème de fond. L'utilisation des réserves stratégiques constitue une mesure à court terme. La baisse durable des prix du pétrole brut dépend d'une seule condition : la réouverture du détroit d'Ormuz. Le marché maintiendra des prix élevés tant que les 

Commentaires

Articles les plus consultés