Quels sont les cargos qui traversent le détroit d'Ormuz
Quels sont les cargos qui traversent le détroit d'Ormuz ?
Seul un petit nombre de cargos et de pétroliers, pour la plupart iraniens, ont réussi à franchir le détroit d'Ormuz depuis que les forces iraniennes ont bloqué cette voie commerciale cruciale dans le conflit israélo-palestinien. Voici des données et des statistiques sur les navires ayant traversé ce détroit de 167 kilomètres de long depuis le début de la guerre, à la suite des frappes américano-israéliennes contre l'Iran le 28 février.
- Chute de 95 % du trafic maritime
Du 1er mars au 24 mars à 4h00 GMT, les transporteurs de marchandises n'ont effectué que 149 traversées, selon la société d'analyse Kpler, soit une baisse de 95% par rapport à la période de paix.
Parmi ces traversées, 94 ont été effectuées par des pétroliers et des méthaniers, dont 61% étaient chargés et plus des deux tiers se dirigeaient vers l'est, hors du détroit, d'après les données de Kpler. Lundi, deux navires battant pavillon iranien, l'Artman et le Kiazand, ainsi qu'un pétrolier sous sanctions américaines, le Lenore, ont franchi ce point de passage stratégique.
Le pétrolier Jasmin figurait parmi les rares navires traversant dans l'autre sens, à destination d'un port iranien après avoir appareillé de Karachi, selon les services de suivi maritime. Un porte-conteneurs appartenant à une compagnie chinoise, le Newvoyager, a également traversé le détroit après avoir versé une somme d'argent aux autorités iraniennes, rapporte Lloyd's List.
Le montant exact et les modalités de paiement n'ont pas pu être confirmés. "Le pragmatisme politique a favorisé une légère reprise des transits négociés entre États ces derniers jours, mais il ne faut pas y voir une amélioration significative de la situation sécuritaire", a écrit mardi Richard Meade, rédacteur en chef de Lloyd's List. "L'Iran demeure parfaitement capable d'endommager les navires transitant par le détroit d'Ormuz".
"Péage de Téhéran"
Les traversées récentes semblent avoir principalement emprunté une route maritime prétendument approuvée par Téhéran, contournant l'île de Larak, située au large des côtes iraniennes.
Lloyd's List a indiqué lundi avoir recensé plus de 20 navires utilisant ce corridor maritime. La plupart de ces navires appartiennent à des armateurs grecs, mais certains sont indiens, pakistanais et syriens.
"Le trafic maritime dans le détroit d'Ormuz est de plus en plus souvent dévié vers les eaux territoriales iraniennes, dans ce qui a été surnommé le +péage de Téhéran+", a affirmé la revue maritime lundi soir. Elle a ajouté que les Gardiens de la révolution iraniens "vérifient les informations relatives aux navires et, dans certains cas, exige le paiement d'un droit de passage".
- Navires iraniens, grecs et chinois -
La plus grande proportion de navires ayant traversé le détroit sont iraniens ou battent pavillon iranien, suivis par les transporteurs grecs et chinois, avait déclaré la semaine dernière Bridget Diakun, analyste chez Lloyd's List Intelligence.
"Bien que l'Iran continue de contrôler le détroit et d'exporter son pétrole, le trafic reste globalement au point mort", avait précédemment noté M. Meade.
- 51 navires sous sanctions -
Depuis le début du conflit, plus de 40% des navires transitant par le détroit sont soumis à des sanctions américaines, européennes ou britanniques, selon une analyse des données de passage réalisée par l'AFP.
Parmi les pétroliers et méthaniers, 57% sont sous sanctions. Depuis la mi-mars, "tout navire se dirigeant vers l'ouest appartient à la flotte de l'ombre, qu'il s'agisse de méthaniers ou de pétrolier... ils dominent largement le trafic", a déclaré Diakun lors de la réunion d'information de Lloyds.
Pétrole et GNL à destination de l'Asie -
Les analystes de matières premières de la banque JPMorgan ont constaté que la majeure partie du pétrole transitant par le détroit était destinée à l'Asie, principalement à la Chine. Cichen Shen, rédacteur en chef Asie-Pacifique chez Lloyd's List, a indiqué que des indices en ligne laissaient penser que les autorités chinoises travaillaient sur un plan de sortie pour leurs grands méthaniers bloqués dans la région.
Parallèlement, des cargaisons de GNL à destination de l'Europe ont été déroutées vers l'Asie, selon MarineTraffic. L'organisme a noté qu'environ 11 méthaniers initialement destinés à l'Europe ont été déroutés vers l'Asie depuis le 3 mars, d'après son analyse des données de marché, dans un contexte d'offre restreinte et de hausse des prix au comptant.
1,3 million de barils de pétrole iranien
Les analystes de JPMorgan ont déclaré que globalement, 98% du trafic pétrolier observable dans le détroit était iranien, avec une moyenne de 1,3 million de barils par jour début mars.
Un cinquième du pétrole et du gaz naturel liquéfié mondiaux transite par ce détroit en temps de paix.
rlp-jj/jwp/gv/eb/spi?
Seul un petit nombre de cargos et de pétroliers, pour la plupart iraniens, ont réussi à franchir le détroit d'Ormuz depuis que les forces iraniennes ont bloqué cette voie commerciale cruciale dans le conflit israélo-palestinien. Voici des données et des statistiques sur les navires ayant traversé ce détroit de 167 kilomètres de long depuis le début de la guerre, à la suite des frappes américano-israéliennes contre l'Iran le 28 février.
- Chute de 95 % du trafic maritime
Du 1er mars au 24 mars à 4h00 GMT, les transporteurs de marchandises n'ont effectué que 149 traversées, selon la société d'analyse Kpler, soit une baisse de 95% par rapport à la période de paix.
Parmi ces traversées, 94 ont été effectuées par des pétroliers et des méthaniers, dont 61% étaient chargés et plus des deux tiers se dirigeaient vers l'est, hors du détroit, d'après les données de Kpler. Lundi, deux navires battant pavillon iranien, l'Artman et le Kiazand, ainsi qu'un pétrolier sous sanctions américaines, le Lenore, ont franchi ce point de passage stratégique.
Le pétrolier Jasmin figurait parmi les rares navires traversant dans l'autre sens, à destination d'un port iranien après avoir appareillé de Karachi, selon les services de suivi maritime. Un porte-conteneurs appartenant à une compagnie chinoise, le Newvoyager, a également traversé le détroit après avoir versé une somme d'argent aux autorités iraniennes, rapporte Lloyd's List.
Le montant exact et les modalités de paiement n'ont pas pu être confirmés. "Le pragmatisme politique a favorisé une légère reprise des transits négociés entre États ces derniers jours, mais il ne faut pas y voir une amélioration significative de la situation sécuritaire", a écrit mardi Richard Meade, rédacteur en chef de Lloyd's List. "L'Iran demeure parfaitement capable d'endommager les navires transitant par le détroit d'Ormuz".
"Péage de Téhéran"
Les traversées récentes semblent avoir principalement emprunté une route maritime prétendument approuvée par Téhéran, contournant l'île de Larak, située au large des côtes iraniennes.
Lloyd's List a indiqué lundi avoir recensé plus de 20 navires utilisant ce corridor maritime. La plupart de ces navires appartiennent à des armateurs grecs, mais certains sont indiens, pakistanais et syriens.
"Le trafic maritime dans le détroit d'Ormuz est de plus en plus souvent dévié vers les eaux territoriales iraniennes, dans ce qui a été surnommé le +péage de Téhéran+", a affirmé la revue maritime lundi soir. Elle a ajouté que les Gardiens de la révolution iraniens "vérifient les informations relatives aux navires et, dans certains cas, exige le paiement d'un droit de passage".
- Navires iraniens, grecs et chinois -
La plus grande proportion de navires ayant traversé le détroit sont iraniens ou battent pavillon iranien, suivis par les transporteurs grecs et chinois, avait déclaré la semaine dernière Bridget Diakun, analyste chez Lloyd's List Intelligence.
"Bien que l'Iran continue de contrôler le détroit et d'exporter son pétrole, le trafic reste globalement au point mort", avait précédemment noté M. Meade.
- 51 navires sous sanctions -
Depuis le début du conflit, plus de 40% des navires transitant par le détroit sont soumis à des sanctions américaines, européennes ou britanniques, selon une analyse des données de passage réalisée par l'AFP.
Parmi les pétroliers et méthaniers, 57% sont sous sanctions. Depuis la mi-mars, "tout navire se dirigeant vers l'ouest appartient à la flotte de l'ombre, qu'il s'agisse de méthaniers ou de pétrolier... ils dominent largement le trafic", a déclaré Diakun lors de la réunion d'information de Lloyds.
Pétrole et GNL à destination de l'Asie -
Les analystes de matières premières de la banque JPMorgan ont constaté que la majeure partie du pétrole transitant par le détroit était destinée à l'Asie, principalement à la Chine. Cichen Shen, rédacteur en chef Asie-Pacifique chez Lloyd's List, a indiqué que des indices en ligne laissaient penser que les autorités chinoises travaillaient sur un plan de sortie pour leurs grands méthaniers bloqués dans la région.
Parallèlement, des cargaisons de GNL à destination de l'Europe ont été déroutées vers l'Asie, selon MarineTraffic. L'organisme a noté qu'environ 11 méthaniers initialement destinés à l'Europe ont été déroutés vers l'Asie depuis le 3 mars, d'après son analyse des données de marché, dans un contexte d'offre restreinte et de hausse des prix au comptant.
1,3 million de barils de pétrole iranien
Les analystes de JPMorgan ont déclaré que globalement, 98% du trafic pétrolier observable dans le détroit était iranien, avec une moyenne de 1,3 million de barils par jour début mars.
Un cinquième du pétrole et du gaz naturel liquéfié mondiaux transite par ce détroit en temps de paix.
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