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jeudi 10 mars 2016

PETROLE 2016

Les prix du pétrole devraient rebondir à partir de fin 2016-Ufip


10/03/2016 | 12:39
Les cours du pétrole devraient rebondir à partir de la fin 2016 et les sous-investissements actuels préparent une forte hausse de prix à l'horizon 2019-2020, a estimé jeudi l'Union française des industries pétrolières (Ufip).
Dans son dernier rapport mensuel, l'Agence international de l'énergie (AIE) a estimé que le marché pétrolier commencerait à se rééquilibrer en 2017 quand la production américaine aurait encore baissé.
"On s'attend à un rééquilibrage de l'offre et de la demande fin 2016, voire début 2017, avec une évolution conséquente des prix", a déclaré lors d'une conférence de presse Francis Duseux, le président de l'Ufip, syndicat professionnel qui rassemble des entreprises exerçant en France.
"On risque de se retrouver, suite à la très forte baisse des investissements, avec un déficit d'offre par rapport à la demande à l'horizon 2019-2020, ce qui devrait se traduire par un fort rebond des prix", a-t-il ajouté. "L'incroyable baisse des investissements est en train de préparer des jours difficiles pour le futur."
Les cours du pétrole ont vivement progressé mercredi, le brut léger américain terminant la séance sur le marché new-yorkais Nymex en hausse de 4,90%, à 38,29 dollars le baril, après l'annonce d'une chute inattendue des stocks d'essence aux Etats-Unis interprétée comme le signe d'un redressement de la demande.
L'Ufip souligne en outre que les surcapacités du raffinage mondial devraient atteindre quelque six millions de barils par jour d'ici à 2020 (à comparer avec environ trois millions aujourd'hui), ce qui se traduirait par de nouvelles fermetures de sites au sein de l'Union européenne, qui ne compte déjà plus que 77 raffineries contre 101 en 2007.
"Le menace est essentiellement sur l'Europe", a souligné Francis Duseux, pour qui les surcapacités devraient entraîner la fermeture de 25 à 30 raffineries à travers le monde dans les cinq ans qui viennent, avec notamment des restructurations prévisibles à moyen terme en Italie.
L'Ufip dénonce également un "empilement des réglementations (qui) pèse sur la compétitivité du raffinage français et a un impact négatif sur la sécurité d'approvisionnement".
Selon les calculs du syndicat professionnel, les surcoûts subis par une raffinerie française par rapport à une raffinerie extra-européenne dépassent 20 euros par tonne, soit plus d'un milliard d'euros par an pour 50 millions de tonnes de brut traitées en France.
L'Ufip compte notamment Total et Engie parmi ses membres.

Le dossier de presse de l'Ufip :

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